Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

LE FOYER LOGEMENT : ENTRE LE MAINTIEN A DOMICILE ET L’EHPAD

par J.P. Marmontelli 20 Juin 2014, 18:11 Les articles de Référence

 

Texte annexe pour la prochaine conférence de presse qui fait suite à un précédent article :

http://dirpareferences.over-blog.com/2014/04/les-etablissements-d-accueil-dans-les-alpes-maritimes.html

 

Le maintien à domicile n’est possible que si la personne est bien entourée par les siens. A méditer :

 

 les 15 000 morts de la canicule 2003.

 il y a 10 fois plus de suicides chez les plus de 65 ans que chez les 15-25 ans.

 

C’est un véritable problème de société qui ne peut que s’aggraver dans la mesure où la solitude, l’impression d’inutilité et la désinsertion sociale sont des facteurs d’accélération des manifestations du vieillissement, en particulier l’apparition de la dépendance.

Les personnes valides qui choisissent de vivre en foyer logement ne veulent ni rester à domicile à cause de l’isolement familial et de la solitude, ni et encore moins être obligées de vivre en EHPAD.

 

Le fonctionnement d’un logement foyer repose sur le postulat de la valorisation de l’autonomie des résidents. L’originalité du foyer logement n’est pas d’accueillir des personnes dépendantes mais des gens autonomes et capables de gérer leur vie. Il serait utile de fixer les orientations de la prévention du vieillissement en logement foyer avec des professionnels de santé et les acteurs sociaux. Il faut clarifier la situation sociale du foyer logement, lui redonner une place dans le tissu gérontologique. Et, en l’adossant à un EHPAD, on peut solutionner un certain nombre de problèmes inhérents à ce type de structure à savoir :

 

 Clarification et simplification de l’environnement juridique en intégrant les foyers logements dans une politique de prévention.

 Dotation des logements foyers en personnels qualifiés pour la prévention.

 Conception d’une charte définissant la nature et le niveau des services        d’accompagnement à proposer dans le logement-foyer.

 Mise en place d’un travail en réseau.

 Permettre une entrée en EHPAD sans rupture.

 

Un exemple : les logements foyers à Nice.

 

Le CCAS de Nice gère 3 logements-foyers. En 2102, il y a eu 77 demandes d’admission pour 22 personnes admises et 62 en liste d’attente. Le taux d’occupation tourne autour de 97%. Le GMP moyen pondéré va de 103 à 153. La durée moyenne de séjour est de 6 ans. L’âge moyen est de 76/79 ans. L’essentiel des sorties se fait en direction d’un EHPAD ou de l’hôpital. Ce qui justifierait, à mon avis, la présence mitoyenne d’un EHPAD au foyer logement.

 

Ce n’est pas le seul problème posé dans un département qui comprend une zone littorale sur-urbanisée et un haut pays qui se désertifie. Quant aux foyers logements, ils se situent dans les grandes agglomérations du département. Pour être complet, signalons l’apparition de structures d’accueil appelées « Résidences » qui sont destinées à une clientèle plus aisée.

En ce qui concerne les tarifs, ils varient entre 50 € et 55 € par jour, soit 1500 à 1650 € par mois.

Pour ce qui est des établissements privés à but lucratif, le Conseil Général affiche une fourchette de 65 à 85,50 € par jour, ce qui nous semble amplement sous estimé.

Ces chiffres sont de toute façon à rapprocher du revenu moyen des personnes âgées dans le département, soit 1270 € par mois.

 

L’habitat Intergénérationnel

Il témoigne d’une recherche d’autres modes de fin de vie

On distingue généralement 3 formes d’habitat intergénérationnel :

 

- l’habitat dit kangourou car né en Australie, qui permet au sénior de rester chez lui et d’accueillir chez lui des personnes (famille, étudiant…) en échange d’un loyer modique. Ces per sonnes occupent une partie précise et privative de la maison ou de l’appartement, en disposant d’espaces privatifs. La relation de services ou d’entraide et le loyer sont contractualisés.

 

- l’habitat intergénérationnel groupé : il s’agit de logements conçus ou aménagés pour accueillir ensemble, des locataires jeunes et des locataires âgés en encourageant, notamment, l’échange des services ? Ces unités de vie intègrent des espaces privés et des espaces communs. Une vie collective est assurée autour d’un projet de vie commun.

 

- Les coopératives d’habitants : une société coopérative d’habitants regroupe des personnes qui veulent gérer et améliorer ensemble les logements qu’elles occupent dans un même immeuble ou sur un même terrain.

La colocation entre séniors se développe sur le modèle des colocations étudiantes. Elle développe l’entraide et combat la solitude. Il existe des formules de colocation intergénérationnelle.

Ces formules sont généralement peu onéreuses pour les finances publiques. La loi sur la perte d’autonomie peut y trouver matière à améliorer la situation des séniors et personnes âgées.

 

Vous trouverez en annexe un lien vers une étude de l’INSEE sur « l’âge et la résidence »  en PACA publiée il y a quelques jours. 

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=5&ref_id=21094

 

Observer le territoire, en utilisant des représentations cartographiques, permet de
saisir d’un coup d’oeil les caractéristiques des populations qui y résident. La carte
devient alors un outil permettant d’éclairer les politiques publiques. À la demande
de l’EPFR (Établissement Public Foncier Régional), l’Insee a réalisé un dossier
cartographique sur 4 grands territoires urbains de Paca (cf. encadré). Parmi toutes
les interprétations possibles, trois remarques émergent ; elles ont trait à l’âge, à la
mobilité et au rôle du parc locatif privé.
Au fil des cartes portant sur des partitions différentes du territoire régional, l’âge
confirme sa très forte contribution aux ségrégations résidentielles contemporaines.
Le littoral méditerranéen est un collier ininterrompu de petites villes où l’on prend
sa retraite selon ses moyens. De Carry-le-Rouet à Villefranche-sur-Mer en passant
par les quartiers sud de Marseille, Cassis, La Ciotat, Saint-Cyr-sur-Mer, Bandol,
Six-Fours-les-Plages, le quartier du Mourillon à Toulon, Carqueiranne,
Saint-Raphaël, Cannes, Antibes, les plus de 60 ans sont systématiquement
beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. Souvent, ils représentent plus du tiers des
habitants et dans certaines zones plus d’un habitant sur deux a plus de 60 ans.
Cette installation n’est pas forcément définitive. Au-delà de 75 ans, la
surreprésentation des seniors s’estompe dans ces localités et s’accroit plutôt dans
le centre des grandes villes (Marseille, Aix-en-Provence, Toulon et Nice).

L'exposition en cours au musée des Arts Naïf expliquée

Le magnifique édifice et le parc des archives municipales
Le magnifique édifice et le parc des archives municipales
Le magnifique édifice et le parc des archives municipales
Le magnifique édifice et le parc des archives municipales
Le magnifique édifice et le parc des archives municipales
Le magnifique édifice et le parc des archives municipales

Le magnifique édifice et le parc des archives municipales

commentaires

Colocations, Chambres à Louer Lille 17/12/2015 09:12

Bonjour,
Je viens d’arriver sur votre blog un peu par hasard, et il semblerait que vos lecteurs/lectrices de Bordeaux puissent être intéressés par Colocation 40 ans+, qui permet aux personnes vivant seules de se retrouver, en vue de vivre à plusieurs, sous un même toit en colocation.
Plusieurs rubriques sont proposées :
* trouver une chambre à louer contre services
* créer une colocation dans un logement vide
* vivre en colocation entre homosexuels
* vivre en colocation entre seniors uniquement
* vivre en colocation entre adultes de plus de 40 ans
* proposer une chambre en colocation pour une nuit, une semaine, un mois ou plus.
* choisir ses futurs colocataires, en fonction de leurs âges, de leurs sexes ou de leurs revenus...
Le dépôt d'une annonce est gratuit.
A bientôt.
Cordialement
P. Lelal

Haut de page