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La retraite : ça se prépare

par Guy Muller 13 Avril 2015, 18:37 Les articles de Référence

Cet article est dédié à tous mes compagnons de voyages à la veille de prendre leur retraite ou entrés récemment dans ce beau temps à construire selon les principes du "Bien-Vieillir"
Cet article est dédié à tous mes compagnons de voyages à la veille de prendre leur retraite ou entrés récemment dans ce beau temps à construire selon les principes du "Bien-Vieillir"
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Cet article est dédié à tous mes compagnons de voyages à la veille de prendre leur retraite ou entrés récemment dans ce beau temps à construire selon les principes du "Bien-Vieillir"

Cet article est dédié à tous mes compagnons de voyages à la veille de prendre leur retraite ou entrés récemment dans ce beau temps à construire selon les principes du "Bien-Vieillir"

 

C’est entre 55 et 65 ans que chacun doit penser à préparer sa retraite en mettant en œuvre un véritable plan d’action, tout comme l’on planifie ses activités pendant sa période de travail. En effet, « Il n’y a pas de vent favorable pour qui ne sait où il va ». La retraite est souvent considérée selon des images qui la situent entre grande récréation ou grande frustration. Aussi une préparation réfléchie doit la précéder. Il s’agit d’éviter que ce temps conquis ne soit capté par d’autres intérêts, ou qu’un nouvel esclavage en remplace un autre, ou pire que ce temps devienne une mono-activité.

 

 

La définition d’une méthode

 

Employez une méthode d’anticipation dans le temps : comment et que serais-je dans 5, dans 10 ans :

- au plan financier : importance de mes revenus,

- au plan familial : enfants plus grands, parents plus âgés, relations avec son conjoint,

- au plan géographique : domicile et donc éloignement ou rapprochement familial,

- au plan des amitiés, des relations sociales,

- au plan physique et intellectuel.

 

L’anticipation de sa situation future permet de structurer, d’organiser et de planifier un schéma d’évolution personnel. De se placer au centre de ses futures activités en dynamisant ses propres choix. C’est saisir avec joie l’opportunité donnée de profiter de la nouvelle liberté offerte.

Tous les retraités qui ont une attitude active face à leur retraite se reconnaîtront : nous ne pouvons effectuer la totalité des activités que nous avons prévues. Il y a une bonne raison à cela : notre métier a accru notre sentiment de rater beaucoup de choses intéressantes dans la vie. Si c’est l’intérêt qui nous pousse à découvrir, il y faudrait plusieurs vies pour épuiser nos ambitions, alors que notre temps nous est désormais compté. Nous devons rompre avec le passé du travail en le regardant dans un rétroviseur. Connaître le passé est important, mais avant tout il est important de regarder la route qui s’ouvre devant soi, pour l’aménager.

Au fond l’on peut tout faire de son temps « libre », peu importent les activités, si toutes permettent rencontres et développent la joie de vivre. C’est bien la diminution du tonus et du désir de faire qui symbolisent la vieillesse. C’est un rétrécissement sur soi-même qui est la conséquence de l’isolement et qui contribue à la solitude. Le principal indicateur de l’isolement est la diminution des relations avec les autres, la diminution du nombre d’amis, notamment, est un signe important. Or toutes les activités humaines entraînent un développement des contacts et donc un élargissement des perspectives.

 

La retraite : ça se prépare
La retraite : ça se prépare
La retraite : ça se prépare

Il n’est pas non plus question de réaliser un plan de retraite rigide à 100%. Prendre le temps de dormir une heure de plus est une activité qui permet de mieux rebondir et de mieux profiter des voyages où là on dort nettement moins. C’est l’occasion de vivre en accord avec les saisons, chose impossible en dehors du temps de la retraite. Un planning souple permet de vivre mieux à deux et de réaliser ensemble projets et découvertes. Il permet surtout de reprendre ce que l’on a mis de côté pour un temps.

 

L’essentiel est d’élaborer un véritable projet organisant sa vie selon ses vœux, personne ne peut contrarier vos derniers plans, si toutefois vous les inscrivez dans le cadre du possible. Les voyages lointains ne peuvent être prévus qu’en anticipant l’arthrose et les difficultés de mobilité et/ou de vue. Personne ne critiquera ce que vous n’aurez pu accomplir : votre Patron a disparu. Pour quelles raisons ne feriez-vous pas mieux après l’acquisition de votre nouvelle liberté ?

La retraite : ça se prépare
La retraite : ça se prépare
La retraite : ça se prépare

Les axes du plan d’action

  

1)   Recherche d’un axe de développement personnel. Il doit s’agir d’une activité qui sans être dominante permettra de structurer sa vie. Dans ce domaine, il n’y a pas de conseil unique possible. Il faut choisir quelque chose de rééquilibrant et de tonique : marche, sport, jardinage. Le rédacteur de cette note a choisi d’étudier l’œnologie. Ce qui consiste à suivre le processus d’élaboration du vin : de la connaissance des sols, au cépage, fermentation, assemblages, élevage et dégustation. Admis dans une confrérie, celle de l’Etiquette de Menton, j’ai pu y effectuer des travaux pratiques grâce à la vigne de l’Annonciade située sur les hauteurs de la ville de Menton. J’ai donc participé à l’amélioration de l’encépagement de ce petit vignoble, aux travaux de taille et enfin aux vendanges. Les travaux sur site, face à l’admirable baie de Menton, au sommet de l’Annonciade, font mieux qu’une séance en salle de gymnastique. La plantation en terrasses, les efforts pour aider la vigne à se développer à son démarrage, les tailles vertes et la vendange sont des activités de grand air et de plein soleil. Mais surtout, on y côtoie d’autres bons vivants, adeptes du slow food et de la meilleure association mets-vins.

 

2)   Découvertes intellectuelles. Les activités culturelles et intellectuelles ont ceci d’intéressant, c’est qu’elles exigent une mobilisation, au plan de la mémoire. Une écriture, un tableau, une musique sont profondément insérés au sein des catégories propres à une époque. Or une catégorie, c’est un classement intéressant, pour le fonctionnement des cellules grises. Entre notre entrée dans la vie active et notre retraite, combien d’auteurs nouveaux, d’artistes sont-ils apparus ? Les concerts, les expositions, les conférences sont à exploiter au mieux.

 

3)   Découverte de nombreux pays ou régions françaises par la planification de voyages, visites d’expositions et de musées. Le voyage a cela d’intéressant, c’est qu’il modifie d’emblée notre cadre de vie :

 

-    La chambre d’hôtel modifie tous les repères habituels, car de l’orientation du lit, en passant par l’ensemble du mobilier, tout est nouveau, y compris l’emplacement des prises électriques,

 

-    Le voyage modifie notre alimentation et les heures de repas,

 

-    Le voyage modifie la perception de nos relations avec les autres, compagnons de voyage ou autochtones, il nous ouvre à d’autres langues,

 

-    Le voyage offre la possibilité de découvrir d’autres horizons, de comparer des modes de vie et de mieux profiter de la nature et du soleil.

En voyage, nous changeons et adaptons notre comportement en permanence et en fonction des circonstances. Finies les habitudes : nos neurones sont stimulés par le stress du changement. 

 

4)   Découverte du bénévolat. L’appartenance à une association quelle qu’elle soit, y compris la plus fréquente qui est l’appartenance à un syndicat de copropriétaires, nous permet des rester dans la vie active. Les enjeux de pouvoir y sont les mêmes que dans une entreprise. Mais le retraité qui a pris de l’espace et de la distance peut se moquer de certaines attitudes qui reflètent plus des positionnements que la recherche de l’intérêt collectif. Le désir chez certains de rompre la monotonie de leur existence en créant de faux conflits, notamment en ne respectant pas l’ordre du jour, en abordant des sujets mineurs. L’examen attentif de ce qui se passe dans une réunion de copropriété, nous offre la possibilité d’examiner les caractères. De la même manière il est intéressant d’observer les règles du jeu de certaines chefferies amicalistes, syndicales, où l’esprit de générosité peut sombrer face à des enjeux de pouvoir. Quelle joie de pouvoir choisir alors, ou de pouvoir rejeter certaines appartenances ! Car comme vis-à-vis de nos petits enfants, devenus plus proches, à notre âge le plus important n’est il pas de s’amuser ? De profiter de nos derniers jours en profitant à fond du spectacle de la Comédie Humaine.

 

5)   Enfin, l’arrivée de petits-enfants peut bousculer notre calendrier, comme des évènements géographiques et politiques peuvent nous conduire à supprimer certains voyages. Certaines contraintes et aides familiales sont aussi une bonne façon de suivre l’air du temps : objets connectés, jeux, suivi d’études. Attention à l’enfermement dans une mono-activité !!

A la retraite il faut accepter une souplesse indispensable à l’adaptation. C’est donc notre façon de réagir face à l’imprévu qui est l’étalon d’une bonne adaptation.

 

Une fois le plan d’action défini, il est intéressant d’en conserver une trace, puis de regarder de temps en temps les écarts constatés entre ce plan théorique et son niveau de réalisation !! 

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commentaires

Marmontelli Jean-Pierre 14/04/2015 10:44

Une étude particulièrement intéressante sur un problème dont on ne se préoccupe pas assez.
Il nous faudrait maintenant réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour accompagner les personnes vers la retraite car nombre d'entre elles sont incapables, seules, d'assumer leur nouvelle vie.

Muller Guy 27/04/2015 17:41

Les moyens à mettre en œuvre sont effectivement nombreux pour assurer la réussite d'une préparation à la retraite. Les futurs retraités ont souvent une vision négative de la retraite = retrait. Ce qu'il faut suivre, c'est l'attitude du retraité, après qu'il ait rédigé son plan personnel. Pour ma part je les contactais à deux reprises à six mois et un an d'intervalle pour leur rappeler leur engagement. La retraite liberté suppose une vérification entre l'engagement écrit et sa réalisation. Le risque étant toujours de tomber sous la contrainte imposée par l'entourage, la famille, la routine, un nouveau joug se substituant à l'ancien (celui du travail).

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