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La diminution programmée des Retraites

par Guy Muller 27 Août 2015, 19:01 Editoriaux

 

La rentrée des Retraités

 

L’actualité a été dense durant l’été et ce numéro a pour objectif de vous informer des dernières publications concernant les retraités ou futurs retraités. Vous pouvez importer tous les documents cités grâce aux liens mis en place.

En mai dernier, vous avez été informés des conséquences des réformes des retraites, dont l’effet a été de prolonger la durée théorique d’activité de 33 mois.

http://dirpareferences.over-blog.com/2015/05/consequences-des-reformes-de-retraites-sur-l-age-de-depart.html

En juillet, l’Institut Montaigne, se déclarait satisfait que les différentes réformes limitent le poids des retraites à 14% du PNB, même si le nombre de retraités atteignait les 30% de la population !

http://dirpareferences.over-blog.com/2015/07/l-institut-montaigne-se-penche-sur-le-sort-des-retraites-il-met-en-evidence-des-donnees-connues-mais-en-forcant-le-trait-pour-prouve

La diminution programmée des Retraites

Toujours en juillet, la Drees a publié une étude selon laquelle le taux de remplacement  du salaire par la retraite  diminue au fil des générations.

Eh bien, les nouvelles extrapolations de l’INSEE publiées ce jour, annoncent qu’en 2060, les retraités français n’auront plus à leur disposition que 12,10% du PNB, soit la plus forte baisse connue en Europe.

Depuis 2001, la Commission européenne coordonne à intervalles réguliers des projections harmonisées des dépenses publiques liées au vieillissement. Dans ce cadre, la direction générale du Trésor et l’Insee ont réalisé les projections de dépenses de retraites pour la France. Les hypothèses macroéconomiques et démographiques sont celles établies par le groupe de travail européen sur le vieillissement (Ageing Working Group - AWG) et par Eurostat.

 

Grâce aux réformes adoptées depuis plus de vingt ans, la part des dépenses de retraites dans le produit intérieur brut (PIB) devrait baisser de manière marquée entre 2013 et 2060 (– 2,6 points). La France se trouverait ainsi dans une position relativement favorable par rapport à ses partenaires européens pour faire face au vieillissement de sa population.

La complexité de l'accès à la nouvelle Bastille explique la complexité des Réformes
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La complexité de l'accès à la nouvelle Bastille explique la complexité des Réformes

Les conséquences de toutes ces études montrent que l’impact des réformes des retraites a été sous estimée quant à leurs résultats à terme. La Doxa des pouvoirs publics, consiste à dire que les Retraités sont un poids pour l’Etat, dont il faut réduire à tout prix l’impact sur le PNB. Il ne s’agit pas de constater l’insuffisance des retraites pour pouvoir résider en maison de retraite, de voir la croissance des retraités qui recourent aux distributions alimentaires, qui ne se soignent pas, ne se chauffent pas, se nourrissent mal… L'importance du coût l'emporte sur la faiblesse du pouvoir d'achat des Retraités.

Aussi ce qui parait le plus scandaleux dans les résultats anticipés, c’est la réduction de la part des retraités dans le PNB, alors qu’ils seront plus nombreux à se partager l’insuffisance du pactole distribué ! La durée d’un chômage de masse a pour effet d’augmenter sans cesse le malus réduisant de 5% par an les retraites non cotisées. L’accent mis sur les retraités aisés qui disposent d’un patrimoine montre à l’évidence la voie à suivre : pour avoir un revenu suffisant, il sera indispensable d’avoir épargné. La retraite publique ou privée ne deviendrait qu’un élément du revenu pour la majorité des futurs retraités. Les compléments proviendraient des assurances, des complémentaires, des locations, intérêts et dividendes.

Or l’épargne est tellement abondante que les taux d’intérêt baissent continuellement. Faut-il inciter à épargner plus, une population championne mondiale de l’épargne, au détriment de la consommation ?

La diminution programmée des Retraites
La diminution programmée des Retraites
La diminution programmée des Retraites
La diminution programmée des Retraites

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