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Inégalités - 2

par Guy Muller 21 Novembre 2016, 18:13 Notes de lecture

 

Deuxième Partie

 

Plusieurs publications récentes mettent l’accent sur la perception des inégalités en France. Toutefois il serait utile de montrer que certains aspects des démonstrations publiées sont biaisés. La statistique montre ainsi des écarts de richesse ou de revenu dans lesquels les individus sont pesés et répartis en déciles, comme si leur poids était identique. Or la représentation graphique d’une situation ne rend pas compte d’un écart jamais mis en valeur. Je veux dire qu’entre la personne pauvre et celle qui est considérée comme riche la différence de condition est infiniment plus grande que la démonstration économique réalisée sur un graphique. En matière de revenu par exemple une petite différence de 100, 200, 300 euros par mois donne une liberté de choix plus grande, un stress moins élevé, un niveau de vie différent, voire même très supérieur aux données statistiques publiées. Pour les personnes ayant de faibles revenus, les dépenses incompressibles représentent l’essentiel du budget, alors que toute progression de revenu étend leur champ d’accession possible à d’autres consommations. Le ressenti en niveau de vie est tellement évident qu’une grande supercherie est mise en œuvre pour  augmenter fictivement  le nombre de personnes appartenant à la classe moyenne.

Inégalités -  2
Inégalités -  2

Plaçons-nous en situation dynamique

 

Les 10 % les plus aisés captent plus du quart des revenus

 

18 octobre 2016 - Les 10 % des Français les plus riches captent un peu plus du quart (27 %) de la masse globale des revenus, presque dix fois plus que les 10 % les plus pauvres (2,9 %).

Les ménages vivant en France se sont partagé un peu moins de 1 000 milliards d’euros de revenus en 2013 après impôts et prestations sociales, selon les dernières données disponibles de l’Insee. Le dixième le plus riche a capté un peu plus du quart (27 %) de cette masse, presque dix fois plus que le dixième le plus pauvre (2,9 %). Concrètement, alors que les premiers empochaient 270 milliards d’euros, les seconds recevaient 29 milliards. Le système français de redistribution, fait d’impôts et de prestations sociales, est loin d’égaliser les parts. Cette situation est le reflet des inégalités de salaires, des pensions de retraite et de la très inégale distribution des revenus financiers.

Depuis 2008, le revenu disponible annuel que se partage la population a stagné, mais au cours de la période 2003-2013, il a augmenté de 113 milliards d’euros après inflation, soit plus de 10 %. La croissance est ralentie, mais elle n’est pas nulle. Sur ces 113 milliards, 42,4 sont allés aux 10 % les plus riches des ménages et 2,3 milliards aux 10 % les plus pauvres, ce qui représente 37,5 % d’un côté, 2 % de l’autre. Les 30 % les plus aisés, c’est-à-dire les couches moyennes les plus favorisées et le haut de la distribution, ont capté les deux tiers de la variation de l’enrichissement.

Inégalités -  2
Inégalités -  2

La théorie du ruissèlement en échec

 

Selon cette théorie, les riches font bénéficier les pauvres d’un effet de ruissèlement, destiné à améliorer le sort des plus pauvres. Mais on n’assiste pas à un appauvrissement généralisé des plus modestes ou encore à une explosion des revenus uniquement pour les catégories les plus aisées, mais bien à une fracture plus générale. D’un côté, les couches populaires et toute une fraction des classes moyennes voient leurs revenus stagner. De l’autre, les couches favorisées se voient attribuer une part croissante du gâteau. En période de crise, il devient plus difficile de comprendre qu’une partie de la population doive se serrer la ceinture alors qu’une autre vit de mieux en mieux.

Ces informations émanent du Centre d’observation de la société.

 

Un million de pauvres de plus en dix ans

6 septembre 2016 - La France compte entre 5 et 8,8 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2014, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million au seuil à 50 % du revenu médian comme au seuil de 60 %, principalement sous l’effet de la progression du chômage.

La France compte 5 millions de pauvres au seuil à 50 % du revenu médian et 8,8 millions à celui de 60 %, selon les données 2014 de l’Insee (dernière année disponible). Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,1 %, dans le second de 14,1 %. Quel que soit le seuil retenu, le taux de pauvreté s’élève de 1,2 point. Au cours des dix dernières années (2004-2014), le nombre de pauvres a augmenté  de 950 000 au seuil à 50 % et de 1,2 million au seuil à 60 %.

La pauvreté a fortement progressé à partir de 2008, avec l’accentuation des difficultés économiques liées à la crise financière. Entre 2008 et 2012, le nombre de pauvres, au seuil à 50 % comme à 60 %, a augmenté de 800 000. Le taux de pauvreté à 50 % s’est élevé de 7 à 8 %, celui à 60 % de 13 à 14 %.

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