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Bientôt un impôt dès le premier euro gagné ?

par Guy Muller 11 Janvier 2019, 18:53

Visite guidée du harcèlement continu des retraités

 

Un grand débat sur des thèmes déjà décidés ?

 

Nous aurions pu croire que la crise déclenchée par les Gilets Jaunes aurait permis d’élaborer un cadre de discussion libre. C'est-à-dire un débat ouvert aux questionnements issus de la base. Mais le « peuple » ne sait sans doute pas poser les bonnes questions. Aussi le pouvoir dont les décideurs sont critiqués pour autisme, émanant du cercle des sachant et des connaissant, cherche à organiser le futur débat. Deux éléments montrent que l’exécutif va cadrer le débat, dont la lettre du Président et la déclaration de ce jour d’Olivier Dussopt.

 

Le Président, les parlementaires, élaborent le cadre du débat

 

L'impôt sur le revenu s'appliquera-t-il à tous les citoyens, même les personnes actuellement non-imposables ? Pour Olivier Dussopt, le système fiscal doit faire l'objet de discussions, notamment la possibilité de payer un impôt dès le premier euro gagné. Invité de la matinale de BFMTV jeudi 3 janvier, le secrétaire d'État a estimé que cette question devait être abordée à l'occasion de la grande concertation nationale, réclamée par le chef de l'État.

"Cela fait partie des débats qui ont été posés, notamment par des parlementaires", a-t-il déclaré, citant notamment la députée LREM de l'Allier Bénédicte Peyrol, qui estime que "cela permettrait de contribuer à la restauration du lien direct entre le fait d'être contribuable et le fait d'être citoyen". "Je ne dis pas qu'il faut le faire" mais "je pense" que le débat "sera ouvert parce que les Français sont férus de justice fiscale", a indiqué le secrétaire d'État.

 

Les Français paient d'ailleurs "déjà les impôts, non pas dès le premier revenu, mais dès le premier euro dépensé notamment avec la TVA", a-t-il insisté. Le coup d'envoi du grand débat national doit être lancé mi-janvier et durer jusqu'à début mars. Cette concertation de grande ampleur vise à faire remonter les propositions des citoyens sur quatre thèmes : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, et la réforme de l'État.

 

Dans une interview au Parisien en décembre, la députée Bénédicte Peyrol avait plaidé pour une remise à plat du système fiscal et pour que "tout le monde paie des impôts, dès le premier euro", en réponse au "ras-le-bol" fiscal des Français.

La Réforme et le Dialogue
La Réforme et le Dialogue

La Réforme et le Dialogue

A la demande de plus de services publics...

...Le chef de l’Etat semble opposer la demande supposée de plus d’impôt s’ajoutant au niveau déjà élevé de l’impôt. Il prétend trouver une contradiction entre le plus demandé et son coût. Mais c’est lui qui simplifie le débat en prétextant une contradiction dont il montre la stupidité. De ce fait, il préempte le contenu du débat à venir.

 

Les gens ne demandent pas plus d’impôt mais formulent une exigence d'augmentation de l’assiette des impositions. Les niches fiscales, les niches sociales doivent donc faire l’objet d’un examen particulier. L’évasion fiscale son importance et les sanctions existantes sont aussi un élément du dossier. Le montant de la fraude fiscale en France, estimé  entre 60 et 100 milliards  résume l’incurie de l’exécutif en la matière. Aux Etats-Unis la sanction de la fraude est la condamnation des fraudeurs à payer le montant de la fraude, ce n’est pas le cas en France.

La suppression de l’exit-tax, celle de l’ISF, la taxation forfaitaire des plus values et des revenus, le maintien du Cice, sont des mesures idéologiques effectuées sans examen des bénéfices supposés apportés par ces modifications.

Le vrai débat concerne l'impôt direct et les impôts indirects...le premier (le plus visible) est le plus juste car selon les revenus (bémol cependant avec les exemptions, abattements ou niches de toutes sortes) mais dérisoire en comparaison des impôts indirects qui n'ont cessé de se multiplier alors même qu'ils sont inéquitables (csg, tva, crds, taxes et redevances énergie etc...) ciblant même les gens de condition modeste.

 

Il ne faut pas oublier que la TVA et la CSG sont payées par tout le monde... Donc dire que certains n'acquittent pas d'impôts est faux ! Ce dont nous avons besoin c'est d'un système simple et lisible pour le rendre acceptable. Ce n'est pas encore le cas et seule une grande réforme fiscale (intégrant tous les impôts payés mais aussi avec les niches fiscales et les prestations sociales) le rendra possible.

En dépit des réformes le crottin tombe toujours du même côté

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