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Retraités dévalorisés

par Guy Muller 20 Mai 2022, 17:32 Editoriaux

Deux constats résument la politique conduite à l’égard des retraités et personnes âgées. Le premier est la constance des politiques vis-à-vis de la sous-indexation des retraites par rapport à l’évolution du coût de la vie. Le deuxième est le manque de cohérence des politiques dans la Santé : hôpital et maisons de retraite.  
 
La sous-indexation des retraites
La campagne électorale a été l’occasion de lancer quelques propositions susceptibles d’entrainer l’adhésion des retraités.
C’est ainsi qu’une promesse de revalorisation des pensions de l’ordre de 4% est venue rassurer les Retraités, avec une promesse d’indexation sur la hausse des prix. Cependant la sous-indexation des retraites est toujours une réalité. Il faudrait avoir peu de mémoire pour oublier les nombreux gels de revalorisations. C’est ainsi que le retard à combler comparativement à la hausse des prix serait supérieur à 20%. Une fois l’élection passée les mauvaises habitudes reviennent… La dernière revalorisation des pensions était de 1,1% au 1er janvier 2022 pour une hausse des prix de 4,8%. Depuis lors, le blocage des prix de l’énergie a diminué provisoirement la hausse des prix constatée, avec l’emploi de chèques divers. Or le blocage des prix de l’énergie ne peut être maintenu sur une longue période. Quant aux chèques distribués, ils augmentent la dette et seront financés finalement par l’impôt payé par tous.
La chapelle Sixtine de Savone
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La chapelle Sixtine de Savone
La chapelle Sixtine de Savone

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Gouverner c'est prévoir

 

Les retraités ne doivent pas oublier les mensonges assumés par les responsables ministériels à l’occasion de la pandémie du Covid. L’insuffisance du nombre de masques était camouflée par leur soi-disant inutilité.

Mais surtout, c’est une politique folle qui a détruit l’hôpital, ses structures et ses personnels. A la fin 1998 la France compte 488 710 lits d’hospitalisation et seulement 408 245 en 2015. En 2021, les suppressions de lits se poursuivent même avec la suppression de 5700 lits, pendant la suite de la pandémie. Cette fois on prétexte le manque de personnel.

Simultanément, le nombre d’EHPAD va continuer à progresser de 500 000 lits en 2009 à 590 000 lits en 2017. Les entrées en maison de retraite sont deux fois plus élevées qu’au Danemark ou en Suède. Or de nombreux rapports parlementaires dénoncent depuis des années l’insuffisance en nombre du personnel, l’absence de médecins coordonnateurs dans un tiers des établissements, le manque d’infirmières la nuit. Le tout étant résumé comme une maltraitance institutionnelle.

Ces deux évolutions contradictoires entre lits d’hospitalisation et lits en EHPAD résultent d’une politique volontariste élémentaire. Il faut réduire les dépenses de santé et confier au secteur privé les dépenses d’investissement. Les résidents et leurs familles assument la différence entre le montant de la retraite et le coût de l’hébergement.

Comme le budget des armées doit passer de 2 à 3% du PIB, on constate les effets des choix politiques sur le devenir des personnes âgées.

La loi grand Age promise par trois Présidents n’a jamais été mise en œuvre en dépit d’une augmentation prévisible du nombre de retraités très âgés. Enfin le contrôle des EHPAD n’a jamais été effectué en dépit de leur financement public comme le montrent plusieurs reportages ou rapports successifs sur certaines maisons de retraite cotées en bourse.
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