Manifestation du 6 novembre à Nice
Ce jour, les retraités se sont rassemblés place Garibaldi pour entendre les déclarations syndicales sur les atteintes portées aux retraités par le projet de loi de finance.
L’objectif affiché d’atteindre un montant de dépenses militaires de 5% du Pnb ajoute de nouvelles contraintes budgétaires chaque année. Les arbitrages des politiques se font en diminuant la part des retraités. Cette part estimée à 14% du PNB concerne 25% de la population des personnes âgées.
On aurait pu penser que les nombreuses attaques portées ces dernières semaines à l’encontre des retraités soient des ballons d’essai. Or toutes les mesures envisagées par les médias sont mises en œuvre simultanément dans le budget 2026. Ce budget reprend en effet le projet Bayrou analysé comme un musée des horreurs par les syndicats.
L’absence de hausse pour les pensions, en 2026, « devrait entraîner une perte de revenu disponible de l’ordre de 3,7 milliards d’euros » pour les foyers comptant au moins une personne à la retraite (qu’il s’agisse d’individus isolés ou de couples). Au-delà de 2026, le plan Bayrou prévoyait une sous-indexation progressive des retraites jusqu’en 2030. Cela signifie que les montants versés seront, certes, revalorisés chaque année, mais à un rythme inférieur à celui de l’augmentation des prix. Pour les seniors, cette sous-indexation progressive aura pour effet une augmentation réelle plus faible de leurs revenus, ce qui pourrait impacter leur pouvoir d’achat sur le long terme.
Le gel du barème de l’impôt sur le revenu se traduirait, quant à lui, par une augmentation de la fiscalité d’environ 400 millions d’euros pour les ménages dans lesquels on dénombre au moins un retraité – sachant que la moitié d’entre eux seraient touchés.
La suppression de l’abattement de 10 % et son remplacement par un forfait permettraient à l’Etat d’accroître ses recettes de quelque 800 millions d’euros. Mais la mesure ne produit pas du tout les mêmes effets, suivant la situation des personnes. Ainsi, 5,2 millions de ménages seraient amenés à payer davantage d’impôt sur le revenu. « Il s’agit là principalement de retraités seuls ou de couples de retraités appartenant aux 30 % de retraités les plus aisés ».
Les dépenses de santé seront réduites de 5.5 milliards dont les « franchises » médicales, soit ces sommes non remboursées au patient sur les boîtes de médicaments (1 euro) ou les consultations médicales (2 euros). Le gouvernement a décidé de doubler le plafond des franchises médicales [jusque-là 50 euros maximum à payer par an et par assuré sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires] et celui des participations forfaitaires [50 euros sur les consultations, les examens radiologiques et les analyses de biologie], ainsi que d’augmenter le montant de ces franchises et participations forfaitaires
Le maintien du remboursement à 100 % des cures thermales menacé, ainsi que le remboursement des médicaments dont le service médical rendu est faible pour les patients en ALD.



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