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Une nouvelle étude de l’Oxfam déplore une nouvelle concentration de la richesse mondiale

par Guy Muller 18 Février 2017, 19:26 Notes de lecture

 

D’après les dernières estimations, seuls huit hommes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. 

 

 La croissance profite aux plus riches, au détriment du reste de la société, notamment des plus pauvres. Le modèle économique dans lequel nous évoluons et les principes qui y sont associés nous ont menés à cette situation injuste, extrême et non durable. Notre système économique doit cesser de profiter abusivement à une élite pour se mettre au service du plus grand nombre. Une économie centrée sur l’humain exige des États responsables et visionnaires, des entreprises qui travaillent dans l'intérêt des travailleurs et des producteurs, un environnement respecté, la promotion des droits des femmes et une fiscalité robuste et équitable

 

Depuis 2015, les 1 % les plus riches détiennent autant de richesses que le reste de la planète.

À l'heure actuelle, seuls huit hommes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

Au cours des 20 prochaines années, 500 personnes transmettront plus de 2 100 milliards de dollars à leurs héritiers, soit plus que le PIB de l'Inde, un pays qui compte 1,3 milliard d'habitants.

Les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an entre 1988 et 2011, tandis que l'augmentation des revenus des 1 % les plus riches était 182 fois supérieure.

En France le constat est le même comme cela a été démontré par des études de l’Insee. Pour 100 milliards de progression du PIB 46 milliards vont aux plus riches.

Les princes qui nous dirigent dépendent souvent de lobbies qui leur signifient les lois et le cadre légal leur permettant de continuer à vivre sur le dos des populations. Les privilèges sont défendus de telle manière qu’ils accentuent les écarts de revenus.

 

Un seul tableau explique plus qu'un long discours

Mais il convient de montrer comment les choses peuvent évoluer en dépit d’une volonté de maintenir l’ordre ancien. Le tableau de Jean-Baptiste Oudry montre une curée organisée contre un pauvre cervidé isolé. Nous avons en haut du tableau une cour, celle de Louis XV, à cheval et en tenue de chasse. En bas, de nombreux chiens, traquent un animal en l’entourant de près. Leur nombre nous rappelle la croissance continue des forces de l’ordre au service des puissants. Or cette représentation d’un célèbre peintre animalier pouvait servir à mettre en lumière la force et la puissance de la Royauté. De nos jours, une telle situation montre la démesure dans l’ampleur des moyens utilisés, contre un pauvre animal aux abois.

Dans notre langage politique actuel il est question de « meute », « d’halali », « de chasse », « de curée », « de tayo », « de prise d’otage »… Comme un tableau vaut mieux qu’un long discours, j’ai choisi de mettre cette scène sous vos yeux pour en dénoncer le caractère dépassé, par son horreur. Il décrit très bien les privilèges anciens qui n’ont plus cours. Mais certains roulent encore pour l’ordre ancien sans tenir compte des évolutions sociétales.

L'halali de Jean Baptiste Oudry
L'halali de Jean Baptiste Oudry
L'halali de Jean Baptiste Oudry
L'halali de Jean Baptiste Oudry
L'halali de Jean Baptiste Oudry

L'halali de Jean Baptiste Oudry

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